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A successful business: The advice of Florence Bosco, general manager of ClinicoBru

22 August 2016 - 9:43

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Réussir son entreprise: les conseils de Florence Bosco, general manager de l’asbl ClinicoBru

Recruter les bons patients pour les bons essais cliniques… Ça n’a l’air de rien et pourtant, c’est loin d’être évident. Raison pour laquelle les trois hôpitaux universitaires de Bruxelles (Saint-Luc, Erasme et UZ Jette) ont soutenu la création de l’asbl ClinicoBru – dont le métier est précisément de recruter des patients pour les études cliniques. Interview avec Florence Bosco, general manager de l’asbl ClinicoBru.
Comment cette histoire a-t-elle commencé ?

Florence Bosco : « Elle a commencé en 2012 lorsque la Région de Bruxelles Capitale a octroyé un financement aux trois universités pour les aider à professionnaliser leur recherche. Il y avait en fait deux objectifs dans ce projet :

Obtenir une accréditation selon un standard international – développé aux Etats-Unis – qui protège le patient ;
Créer une plateforme commune à Bruxelles pour les études cliniques de manière à améliorer l’interface entre les médecins investigateurs et les sociétés pharmaceutiques.
L’asbl en tant que telle a été créée en 2014. Nous avons choisi cette forme d’organisation pour une question de crédibilité par rapport à nos interlocuteurs : notre but est d’améliorer l’accès des patients aux études cliniques, d’aider les médecins et les sociétés pharmaceutiques – ce sont elles qui nous paient au prix coûtant – pas de faire du bénéfice. »

Est-ce qu’on peut dire que vous avez trois publics, les patients, les médecins investigateurs et les sociétés pharmaceutiques ?

Florence Bosco : « Oui. Les sociétés pharmaceutiques ont besoin d’efficacité dans le recrutement de patients pour les essais cliniques parce qu’elles doivent faire en sorte que les médicaments en développement arrivent le plus vite possible sur le marché. Quant aux médecins investigateurs qui se lancent dans une étude clinique, il faut bien comprendre que cela leur demande un gros investissement et ils doivent recruter un nombre de patients suffisants pour que leur étude clinique soit scientifiquement solide. Et le troisième interlocuteur, c’est le patient.
Il est vrai que, pour le moment, nous n’avons pas encore de communication directe avec les patients ; nous nous efforçons plutôt d’impliquer la communauté médicale autour du médecin investigateur de la manière la plus large possible pour qu’elle soit, elle, le relais vers le patient. Je pense qu’à ce stade, c’est elle, la communauté médicale, qui est la mieux placée pour jouer ce rôle vis-à-vis du patient. »

Et concrètement, ça se passe comment pour une société pharmaceutique qui veut développer un médicament et a besoin de patients pour tester la molécule ?

Florence Bosco : « Tout au début, quand nous n’étions pas connus, nous nous sommes fait connaître dans le milieu pharmaceutique en lançant ce qu’on pourrait appeler des opérations de sauvetage, c’est-à-dire intervenir dans des études où le recrutement de patients était un peu en difficulté. Il faut savoir que les médecins investigateurs s’engagent auprès des sociétés pharmaceutiques à conduire leur étude clinique auprès de « x » patients pendant une période déterminée. Mais parfois, ça coince et nous, on s’est d’abord exercés sur ces cas-là, après avoir fait, il est vrai, plusieurs démarches pour nous faire connaître des médecins investigateurs et des laboratoires pharmaceutiques.

Maintenant, nous essayons d’accélérer notre développement en intervenant dans l’étude depuis la phase d’identification des sites investigateurs par les sociétés pharmaceutiques, parce que c’est à ce moment-là qu’on peut le mieux mettre en place une stratégie de recrutement proactive et ne pas se retrouver en train de courir derrière le temps à la fin de l’étude. »

Combien de recrutements avez-vous pu réaliser depuis le début de vos activités ?

Florence Bosco : « Le projet a été lancé en 2012 mais c’est seulement en novembre 2014 que l’asbl été effectivement créée et que ses missions ont été définies avec précision au terme d’un accord entre les trois hôpitaux universitaires. Depuis, on a reçu une centaine de demandes de tout type. Nos services ont permis de recruter 30 patients pour les 8 études dont nous nous occupons, 30 patients sur les 46 requis – et enrôlés – dans ces études. 30, ça vous paraîtra peut-être peu en chiffres absolus mais 30 sur 46 c’est un beau ratio pour un service en développement.

Il faut savoir que le nombre de patients requis varie en fonction des domaines thérapeutiques. Exemple, dans les études pédiatriques, un site recrute en général 3-4 patients alors que pour une étude sur le diabète on est plutôt à 7-10 patients par site, ça peut aller jusqu’à 50 patients par étude et par site pour les vaccins. Pour le reste, nous avons une vingtaine d’études dans notre pipeline et nous espérons monter jusqu’à une centaine assez rapidement. Soit 300-400 patients recrutés par an grâce à l’asbl ClinicoBru. »

Quand vous jetez un coup d’oeil sur le processus de création de l’asbl, qu’est-ce qui vous a semblé le plus délicat ?

Florence Bosco : « Faire atterrir le projet. Le projet initial consistait à créer une plateforme de recherche clinique regroupant les trois hôpitaux universitaires pour améliorer la compétitivité de la Région dans ce domaine. Il faut savoir que ces études cliniques sont un gros pourvoyeur d’emplois à Bruxelles mais, aussi, que les trois hôpitaux appartiennent à trois réseaux différents. Il n’était pas évident à priori de les réunir dans un projet de ce type d’autant qu’ils n’ont pas forcément l’habitude de travailler ensemble. Il fallait donc trouver ce que les hôpitaux étaient prêts à mettre en commun, montrer qu’il est possible de coopérer tout en continuant à fonctionner de manière indépendante par ailleurs.
Mais, pour les études cliniques, il est clair que les hôpitaux ont tout intérêt à collaborer, parce que ce sont des ressources très spécifiques et ça n’a pas beaucoup de sens que chacun développe sa petite activité dans son coin.

Une autre difficulté, c’était de trouver des cas pilotes, des cas concrets. Nous avons voulu en trouver très vite, très tôt dans le processus de développement de l’asbl, pour pouvoir paramétrer très vite le service que nous allions rendre aux médecins investigateurs et aux sociétés pharmaceutiques. »

Avez-vous pu bénéficier d’un accompagnement spécifique pour mener à bien la création de cette asbl ?

Florence Bosco : « On a dès le départ créé un « advisory board » accueillant notamment des représentants des sociétés pharmaceutiques parce que, finalement, ce sont eux les demandeurs et les payeurs ultimes. Ils se sont d’ailleurs très fort impliqués dans le développement de l’asbl et leurs conseils ont été aussi nombreux que précieux. Chaque fois qu’on développait un service ou qu’on gérait un cas-pilote, on sollicitait leur feedback, c’était vraiment important pour nous. Nous avons en outre bénéficié d’un accompagnement très précieux d’impulse.brussels, qui nous a beaucoup aidé dans des domaines comme les conseils juridiques, le stratégie de communication mais également pour faire des ponts entre différents projets avec le réseau santé bruxellois Abrumed. »

Sur la base de votre expérience, si vous deviez donner un conseil à quelqu’un qui souhaiterait lancer une entreprise, que lui diriez-vous ?

Florence Bosco : « Quand on a une idée et qu’on veut développer un service, il faut le plus rapidement possible faire des « crash tests ». Se confronter directement avec les utilisateurs potentiels de ce service. Il faut éviter de développer le service dans son coin pendant des mois et des mois, surtout si le service en question n’implique pas de développement technologique particulier. »


 Succesvol ondernemen: de tips van Florence Bosco, general manager van de vzw ClinicoBru

De juiste patiënten rekruteren voor de juiste klinische tests …  Het klinkt erg simpel, toch is het dat allesbehalve. De drie Brusselse universitaire ziekenhuizen (Saint-Luc, Erasmus en UZ Jette) waren dan ook snel gewonnen voor de oprichting van ClinicoBru, een vzw die zich toelegt op de rekrutering van patiënten voor klinische tests. Een gesprek met Florence Bosco, general manager van de vzw ClinicoBru.
Hoe begint dit verhaal?

Florence Bosco: “Het verhaal begint in 2012 toen het Brussels Hoofdstedelijk Gewest de drie universiteiten een financiering toekende om hun onderzoek te professionaliseren. Dat project had eigenlijk een dubbele doelstelling:

een accreditatie volgens een internationale norm (ontwikkeld in de Verenigde Staten) behalen en zo de patiënt beschermen;
een gemeenschappelijk Brussels platform voor klinische studies opzetten om de interface tussen de artsen-onderzoekers en de farmaceutische bedrijven te verbeteren.
De vzw zelf werd in 2014 opgericht. We kozen voor die juridische vorm om geloofwaardig te blijven. Het is onze bedoeling om de toegang voor patiënten tot klinische onderzoeken te vergemakkelijken en om artsen en farmaceutische bedrijven (die ons tegen kostprijs vergoeden) te helpen, niet om winst te maken.”

Jullie hebben dus drie doelgroepen: de patiënten, de artsen-onderzoekers en de farmaceutische bedrijven. Klopt dat?

Florence Bosco: “Zo is het. Farmaceutische bedrijven hebben nood aan een efficiënte rekrutering van patiënten voor hun klinische proeven, want de ontwikkelde geneesmiddelen moeten zo snel mogelijk op de markt komen.

Voor onderzoekers-artsen die aan een klinische studie beginnen, betekent dat een hele investering. Ze moeten ook voldoende patiënten rekruteren opdat hun onderzoek wetenschappelijk onderbouwd zou zijn.

En de derde groep, dat zijn de patiënten. Het klopt dat er momenteel nog geen directe communicatie met de patiënten bestaat. We richten ons veeleer op de medische gemeenschap rond de onderzoekende arts, in de breedst mogelijke zin, dat is onze springplank naar de patiënt. In dit stadium is die medische gemeenschap het beste kanaal om de patiënt te bereiken, denk ik.”

Hoe gaat dat concreet in zijn werk als een farmaceutisch bedrijf een geneesmiddel wil ontwikkelen en patiënten nodig heeft om de molecule te testen?

Florence Bosco: “In het begin, toen niemand wist wie we waren, probeerden we ons beter bekend te maken in de farmaceutische wereld met wat je reddingsoperaties zou kunnen noemen. We snelden te hulp bij studies waarvoor er niet voldoende patiënten waren. U moet weten dat onderzoekende artsen zich er tegenover farmaceutische bedrijven toe verbinden om hun klinische studie bij “x” aantal patiënten uit te voeren voor een welbepaalde periode. Maar soms vinden ze niet voldoende mensen en wij hebben ons eerst op die gevallen gericht, nadat we verschillende stappen ondernamen om meer bekendheid te krijgen bij de onderzoekende artsen en farmaceutische laboratoria.

Nu proberen we onze groei te versnellen en in te grijpen vanaf het moment dat de farmaceutische bedrijven de onderzoekssites hebben aangeduid. Want dat is het ideale moment om een proactieve rekruteringsstrategie uit te stippelen en zo hoeven we de feiten niet achterna te hollen aan het einde van de studie.”

Hoeveel patiënten hebt u al gerekruteerd sinds u van start ging?

Florence Bosco: “Het project stond in 2012 al op stapel, maar de vzw werd pas in november 2014 daadwerkelijk opgericht, en toen pas werden haar taken nauwkeurig vastgelegd in een overeenkomst tussen de drie universitaire ziekenhuizen.

Ondertussen kregen we een honderdtal uiteenlopende aanvragen. Dankzij onze bemiddeling werden er 30 patiënten gerekruteerd voor de acht studies waarvoor we instaan, 30 van de 46 opgelegde en – ingelijfde – subjecten voor die studies. Dertig lijkt misschien weinig, maar 30 op 46 patiënten is een knap resultaat voor een dienst die nog in de kinderschoenen staat. Het vereiste aantal patiënten varieert naargelang het therapeutische vakgebied. Voor pediatrische onderzoeken, bijvoorbeeld, rekruteert een site doorgaans drie à vier patiënten, terwijl ze voor een diabetesonderzoek veeleer zeven tot tien patiënten zal zoeken. Voor vaccins kan dat oplopen tot vijftig patiënten per onderzoek en per site. Verder zit er een twintigtal studies in de pipeline en hopen we dat cijfer tamelijk snel tot een honderdtal te kunnen optrekken. Wat dus neerkomt op 300 à 400 patiënten die jaarlijks door de vzw ClinicoBru gerekruteerd worden.”

Wanneer u terugblikt op de voorbije periode, wat was dan het moeilijkste moment sinds de oprichting van de vzw?

Florence Bosco: “Het project echt van de grond krijgen. Het oorspronkelijke plan bestond erin een klinisch onderzoeksplatform met de drie universitaire ziekenhuizen op te zetten om het Gewest slagvaardiger te maken op dat vlak. Klinische onderzoeken leveren flink wat banen op in Brussel, maar de drie ziekenhuizen maken deel uit van drie verschillende netten. Hen alle drie samenbrengen in een dergelijk project lag niet voor de hand, ook al omdat ze het niet gewend zijn om samen te werken. We moesten dus uitzoeken tot hoever de ziekenhuizen bereid waren te gaan, en aantonen dat het mogelijk is om samen te werken en toch onafhankelijk te blijven. Voor klinische studies hebben de ziekenhuizen uiteraard alle belang bij een samenwerking, want het gaat om heel specifieke technologieën en het heeft weinig zin dat iedereen zijn eigen kleine project start.

Een ander probleem, dat was het vinden van testcases, concrete studies. We wilden zo snel mogelijk een proefproject, zo vroeg mogelijk in het ontwikkelingsproces van de vzw, om heel snel uit te maken welke dienstverlening we precies aan onderzoekers-artsen en farmaceutische bedrijven zouden aanbieden.”

Kon u op specifieke begeleiding rekenen bij de oprichting van de vzw?

Florence Bosco: “Van bij de start stelden we een adviesraad samen met afgevaardigden van de farmaceutische bedrijven. Want uiteindelijk zijn zij de opdrachtgevers en betalen zij de rekeningen. Ze waren trouwens nauw bij de ontwikkeling van de vzw betrokken. Hun advies was al even uitgebreid als doeltreffend. Telkens als we een dienst uitwerkten of een testcase beheerden, peilden we naar hun feedback, die heel belangrijk voor ons was.

Bovendien konden we op de kostbare begeleiding van impulse.brussels rekenen, wat een flinke hulp betekende voor, bijvoorbeeld, juridische zaken of voor onze communicatiestrategie. En op die manier konden we ook bruggen bouwen met andere projecten dankzij Abrumed, het Brusselse gezondheidsnetwerk.”

Nu uw vzw zelf uit de startblokken is, welk advies zou u meegeven aan iemand die ook een eigen onderneming wil beginnen?

Florence Bosco: “Wie een plan in zijn hoofd heeft om een bepaalde dienst aan te bieden, moet zo snel mogelijk “crash tests” uitproberen. Potentiële gebruikers van die dienst rechtstreeks aanspreken. Blijf niet maandenlang in een hoekje aan het project sleutelen, vooral niet als u geen specifieke technologie voor uw project hoeft te ontwikkelen.”

Auteur/Organisatie: 

impulse.brussels – Adrien Mintiens