You are here: Home \ Medtech \ moveUp, how to revolutionize postoperative rehabilitation by using new technologies
moveup banner

moveUp, how to revolutionize postoperative rehabilitation by using new technologies

27 October 2016 - 7:46

English version coming soon

moveUP, jeune startup bruxelloise, est née dans le cadre d’un MBA effectué par ses co-fondateurs à la Vlerick Business School. moveUP ambitionne de révolutionner la revalidation post-opératoire du genou. Nous en avons rencontré deux des quatre fondateurs, Charles-Eric Winandy et Pierre-Yves Druenne.

Pouvez-vous nous expliquer votre parcours avant de lancer votre entreprise ?

Charles-Eric: Ingénieur civil de formation, j’ai commencé ma carrière en travaillant comme consultant en mathématiques durant deux ans. Je suis actuellement chez BNP Paribas depuis 8 ans, en banque d’investissement. Je viens d’obtenir un MBA à la Vlerick Business School. C’est dans le cadre du cours d’entrepreneurship que l’idée de lancer notre entreprise a germé. Nous avons profité des nombreux supports qu’offrait Vlerick pour développer et affiner notre business plan.

Pierre-Yves: Juriste de formation, j’ai travaillé pendant quatre ans comme avocat dans le domaine du droit des affaires. Durant cette période, j’ai complété ma formation par un diplôme en finances, obtenu à la KUL. J’ai ensuite travaillé 4 ans au sein du département juridique de BNP Paribas. Il y a tout juste un an, j’ai saisi une opportunité qui s’offrait à moi : je suis devenu product manager pour la banque de détail. Je suis entretemps devenu responsable de ce département. En parallèle, j’ai également réalisé un MBA à Vlerick.

Charles-Eric: moveUP a deux autres co-fondateurs. Ward Servaes, ingénieur civil ayant acquis une large expérience dans le domaine du développement de smart products chez TP Vision et Niko. Depuis le 1er septembre, il travaille à temps plein pour moveUP, en tant que CEO de notre starup. Philippe Van Overschelde est chirurgien orthopédique. Il est à l’origine de l’idée de notre startup. Nous nous sommes rencontré dans le cadre du MBA. Mis à part Ward, nous conservons (pour le moment) tous une activité professionnelle à côté de moveUP.

D’où vous est venue l’idée de créer l’entreprise MoveUp ?

Charles-Eric: Comme indiqué, l’idée a germé dans le cadre de notre cours d’entrepreneurship, lors de notre MBA (master in business and administration) à la Vlerick Business School. Nous étions initialement 6 dans notre groupe. Nous avons développé un business plan sur une idée un peu différente de celle sur laquelle nous travaillons aujourd’hui. Ayant reçu de très bons retours de la part des professeurs, quatre d’entre nous ont décidé de poursuivre l’aventure « pour de vrai ». Au fil du temps, nous avons fait évoluer l’idée de base vers notre projet actuel, entre autres sur la base de l’input de Philippe, notre chirurgien.

Pierre-Yves: Notre idée de base remonte à début 2015. Nous nous intéressions alors surtout à l’aspect préventif, au maintien des personnes âgées en bonne santé physique. Nous avons laissé l’idée murir pour en arriver aujourd’hui au développement d’une solution ultra personnalisée de revalidation post opératoire. Nous avons créé notre entreprise, moveUP cvba, en novembre 2015. Depuis, nous avons réalisé plusieurs séries de tests au sein d’un hôpital, à Gand. Ces tests ont confirmé qu’il y avait une réelle demande pour notre solution, un vrai business case, dans le domaine médical.

Quel était votre objectif principal à la création de cette entreprise ?

Pierre-Yves: Depuis mon plus jeune âge, je suis impressionné par les entrepreneurs. Je me suis toujours dit qu’un jour viendrait mon tour. Je voulais vivre le challenge de la création d’une entreprise, et me confronter à la réalité des entrepreneurs : comment fait-on pour monter une entreprise, quelles sont les étapes ?

Nous avons rencontré pas mal d’entrepreneurs qui nous ont exposé leur projet. Certains d’entre eux ont développé un produit génial, mais sans en vérifier le potentiel de marché auparavant. Dans notre cas, nous avons suivi la démarche inverse : nous sommes parti d’un vrai besoin dans le marché, et avons développé une solution adaptée à ce besoin. Nous n’avons pas essayé de trouver un marché pour notre solution. Nous avons plutôt développé une solution pour un marché existant.

Charles-Eric: J’étais en ce qui me concerne également intéressé par le processus de création d’entreprise. Sur les quatre cofondateurs, trois n’ont aucune connaissance du milieu médical. Par contre, nous avons vu le potentiel de marché, et nous nous sommes lancés, en nous appuyant (entre autres), sur l’expertise et le réseau médical de Philippe.

 

Concrètement en quoi consiste votre activité ?

Charles-Eric: Il s’agit d’un outil d’aide à la revalidation post-opératoire suite à une  opération du genou. Notre outil est constitué de deux éléments : un traqueur d’activités (bracelet) et une tablette. Le traqueur d’activités mesure les données physiques du patient (activité physique, qualité de son sommeil…). Sur la tablette, le patient va être régulièrement invité à entrer différentes données : son niveau de douleur, le type de médicaments qu’il prend, son sentiment de bien-être général, etc. La combinaison de ces données objectives et subjectives va, sur la base d’un algorithme que nous avons développé, proposer un programme de revalidation extrêmement personnalisé au patient utilisant notre outil.

 

Notre but est d’adapter de manière permanente la procédure de revalidation de nos patients. En effet, la kinésithérapie traditionnelle ne tient que peu ou pas compte l’activité réelle du patient. Par exemple, si le patient a été très actif durant la journée (shopping, coiffeur, promenade…), notre algorithme proposera automatiquement des exercices (via la tablette) plus légers (étirements ou relaxation) et/ou moins fréquents. Par contre, s’il a passé toute la journée assis à table pour une réunion de famille, nous proposerons des exercices plus intensifs.

 

Qu’est-ce qui vous différencie des autres acteurs sur le marché ? Quel est votre « plus » ?

Pierre-Yves: Ce qui nous différencie vraiment de la concurrence c’est la personnalisation maximale du programme de revalidation basée sur la combinaison de données objectives et subjectives.

Nous proposons d’autre part au fournisseur de soins (principalement les kinésithérapeutes) d’avoir accès à un « tableau de bord » lui permettant d’également suivre l’activité physique du patient, l’évolution de son ressenti subjectif, les exercices qui ont été suggérés par notre programme de revalidation et les réactions du patient suite à ces exercices. Il a également la possibilité de procéder à certaines adaptations du programme de revalidation suggéré par l’algorithme, s’il l’estime nécessaire.

Si le patient désire réaliser sa revalidation avec l’aide d’un kinésithérapeute (ce qui n’est pas obligatoire, notre programme fonctionnant parfaitement en « solo »), ce dernier expliquera au patient les exercices qu’il devra faire dans le cadre du programme de revalidation. Le patient les fera ensuite à son domicile de manière moins intensive et plus fréquente que dans le cadre d’une revalidation traditionnelle. Cela lui permettra d’avoir plus de liberté. Il pourra se contenter de moins de séances de kiné. Lors de celles-ci, le kiné pourra quant à lui agir en tant que coach, à l’aide du tableau de bord que nous mettrons à sa disposition.

Quels sont les risques auxquels vous vous exposez et comment les gérez-vous ?

Pierre-Yves: Il y a différents types de risques. Il y a d’une part les risques liés à l’activité même de lancer une entreprise. Toutes les startups y sont confrontées. Il y a d’autre part les risques qui sont propres au domaine d’activité dans lequel nous nous développons. Il s’agit principalement de tous les risques réglementaires. Nous devons faire attention à tout ce qui concerne les dispositifs médicaux, la vie privée… Ce n’est pas évident, pour une startup, de se conformer à un tel cadre réglementaire.

 

Quels sont vos objectifs futurs ? Comment voyez-vous votre entreprise dans 10 ans ?

Charles-Eric: Pour le moment nous nous concentrons sur la revalidation du genou. Dans un futur de moyen terme, nous ambitionnons de nous étendre à d’autres types de revalidation (hanche, dos, post natale…). Nous aimerions aussi aller plus loin et, pourquoi pas, proposer de la prévention.

Pierre-Yves: Nous voulons également, à court terme, exploiter au maximum les données que nous allons récolter dans le cadre du programme de revalidation. Notre objectif est de pouvoir « prédire », avant que la revalidation ait commencé, quelle est la trajectoire de revalidation que va suivre un patient déterminé (sur la base de son profil) et quelles sont les adaptations que nous allons devoir apporter à notre programme de revalidation.

Que faites-vous actuellement ?

Charles-Eric: Notre sommes en train de finaliser le développement de notre application. Nous recherchons un développeur en plateforme Microsoft. Idéalement, il s’agirait de quelqu’un qui finit tout juste ses études et qui pourrait nous aider dans le développement de l’interface utilisateur.

Envie d’en savoir plus sur moveUp ?

Découvrez leur profil membre et leur site web.

Follow us

Twitter